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Portrait de Joannah Dauché, plasticienne

 février 4, 2020

[10 ANS DÉJÀ] :
« Le compte à rebours de l’anniversaire des 10 ans de FACTORY continue, nous poursuivons les rencontres avec les talents qui ont fait partie de cette aventure. Aujourd’hui, c’est Joannah Dauché – formation Plasticien prothésiste FX, promo de 2015/2016 – qui s’est prêtée au jeu de l’interview »

Peux-tu d’abord te présenter, nous décrire ton parcours jusqu’à aujourd’hui ?

Je m’appelle Joannah, j’ai 23 ans, j’ai intégré FACTORY en 2013, après avoir fait une année de fac en art du spectacle à Montpellier.

Il s’est avéré que c’était beaucoup trop théorique pour moi et le cadre universitaire ne m’allait pas du tout. Voulant m’axer sur le maquillage, je me suis renseignée sur les écoles qui existaient en France. FACTORY est la seule école que j’ai trouvée qui propose une formation de maquillage dans l’environnement du cinéma.
Les deux premières années sont vraiment centrées Plasticien prothésiste, et la dernière année est portée sur la Scénographie, donc plus orientée Décor.

À la fin de mon cursus, j’ai intégré un stage sur un long métrage, qui s’appelle « De plus belle » de Anne-Gaëlle DAVAL avec Florence FORESTI et Mathieu KASSOVITZ , j’ai travaillé avec eux pendant 5 mois.

Comment as-tu trouvé ce stage ?

L’assistante décorateur du film est venue voir notre direction parce qu’ils cherchaient un stagiaire. J’ai passé l’entretien et j’ai été retenue.
C’est un gros coup de chance, et aussi grâce au fait que FACTORY soit située au Pôle Pixel, qui accueille également Auvergne Rhône-Alpes Cinéma. Quand il y a des tournages sur Lyon en long métrage, ce sont eux qui financent les bureaux de l’équipe. En attendant qu’ils trouvent des vrais locaux, l’équipe travaille dans des bureaux provisoires du pôle. La série « The Fall » avait également occupé ces bureaux pendant un temps pendant mon cursus.
Ça a été une super belle opportunité et un bon coup de pouce de départ dans ma vie professionnelle.

Et maintenant ?

Et maintenant je travaille sur la série « On va s’aimer, un peu, beaucoup » diffusée sur France 2, produite par Merlin Production. J’occupe le poste de deuxième assistant décorateur. C’est tout ce qui est infographie, animation, les plans des décors…
C’est une série exclusivement Lyonnaise.

On a recréé un studio à Villeurbanne, et on fait les extérieurs au Palais de Justice par exemple, et dans quelques rues de Lyon. L’équipe est très fière de tourner à Lyon. La saison 1 a été diffusée en novembre dernier et là nous avons commencé la deuxième saison. Chaque tournage de saison dure environ 6 mois.
Entre les deux saisons, j’ai fait quelques courts métrages pour Arte.

Si tu devais qualifier FACTORY en 3 mots, lesquels choisirais-tu ?

Partage, Transversalité et Travail.

Et pourquoi ces 3 mots ?

J’ai beaucoup appris des intervenants et des étudiants qui étaient avec moi. On était sur un pied d’égalité car on a évolué sur une structure assez horizontale. On communiquait assez bien tous ensemble. Transversalité parce qu’il y a toutes les disciplines du cinéma.

À FACTORY, cette transversalité nous permettait d’apprendre les métiers de chacun et si on a un peu de curiosité, on y va franchement et on peut approfondir.

Et puis le dernier ?

Il y a beaucoup, beaucoup de travail. C’est propre à FACTORY mais sûrement aussi à chaque école dans ce secteur.
En quelques mots, quel est le plus beau projet / souvenir que tu gardes de tes années FACTORY ? Ce qui t’a le plus marqué, ce qui te semble le plus important pour toi de partager avec la communauté FACTORY.

Selon toi, qu’est-ce qui différencie FACTORY des autres écoles de cinéma ?

Pour ma part, c’est clairement ma section, Plasticien Prothésiste FX, qui différencie FACTORY des autres écoles. Pour le coup, c’est vraiment une exclusivité nationale. C’est le gros point fort de l’école pour moi.
Après, ce qui la différencie de manière plus globale, c’est qu’on a des projets professionnels dès la première année qui sont vraiment accompagnés par notre direction. C’est pas une école « marche ou crève », sûrement grâce au fait qu’on soit sur de petits effectifs. Ça tisse énormément les liens et ça permet de ne pas être juste un nom. Ils nous connaissaient très bien. Ça parait peut-être « cul cul » de dire ça mais il y avait un côté « famille ». Si on avait des questions, ils étaient là. Par rapport au ressenti des gens que je connaissais qui étaient dans d’autres écoles, ça faisait la différence. Ah oui et dernière chose, les cours des intervenants sont vraiment de bonne qualité.

Quels conseils donnerais-tu aux étudiants de FACTORY pour réussir dans leur(s) projet(s) d’avenir ?

Il faut bosser, mais aussi savoir se créer et entretenir son réseau. Et le réseau, il commence maintenant à l’école, avec les intervenants. Ne pas se comporter comme des étudiants mais plus comme des êtres en devenir pour être professionnels. On est plus au lycée donc faut bosser.