• bruitage de film

Session de bruitage à Factory !

Nos étudiants de 3ème année ont récemment assisté à une session de bruitage avec Jean Baptiste Cornier – bruiteur professionnel – pour la réalisation de leurs films de fin d’études. Ce dernier nous a également fourni des informations sur ce qu’est le bruitage et les objectifs de cette session. 

Bonjour Jean-Baptiste, pourriez-vous nous expliquer qu’est-ce-que le bruitage ? 

Jean-Baptiste : “Bonjour, alors le bruitage est une activité qui consiste à utiliser des objets pour recréer la bande son d’un film, d’une série, d’un dessin animé…”

En tant que professionnel de ce domaine, comment réalisez-vous cela ?

Jean-Baptiste : “J’ai pour habitude de travailler en regardant l’image et en créant les sons synchronisés sur l’image. Par exemple, une personne marche à l’image, je vais refaire ses pas en même temps que lui. Je vais faire aussi les bruits de vêtements, les objets, manipulations main, tout ce qui se passe à l’image.”

Mais les fonctions de ce métier n’ont-elles pas tendance à s’apparenter à celles de monteur son ? 

Jean-Baptiste : “Il ne faut pas confondre le métier de bruiteur avec le métier de monteur son qui lui, va chercher dans des banques et créer un univers sonore pour  la scène de l’image. Exemple : ambiance de ville, restaurant, bureau, nature, il va monter aussi les moteurs de voiture, les animaux…”

Travaillez-vous justement avec des ingénieurs du son ? 

Jean-Baptiste : “Oui, je travaille avec un réalisateur sonore qui va enregistrer mes sons et piloter l’image.

Une vignette de l’image incrustée sur l’image joue 1 seconde en avance pour me permettre d’anticiper ce qu’il se passe dans la scène. Il y a aussi une bande rythmo pour avoir des repères et pour que ce soit plus simple pour savoir où on reprend avec l’ingénieur du son. Cette vignette et la bande, sont elles aussi synchrones à l’image.

Le réalisateur sonore sur le tournage va se concentrer sur la captation des dialogues des personnages et donc ce qui est à côté ne va pas être très bien pris par le micro. Je vais donc tout refaire.

Sur une fiction on va créer une VI (version international) du projet. On va pouvoir du coup avoir la bande son sans les dialogues originaux. On va donc pouvoir faire du doublage. Le bruitage va compléter sur la VO les sons du direct (issus du tournage). Sur de l’animation je vais créer ce qu’on voit à l’image, puisqu’il n’y a pas de sons.”

Pour revenir à cette session que vous avez réalisé avec nos étudiants, quels en étaient les objectifs ? 

Jean-Baptiste : “Pour les films de 3e année, je suis venu compléter le son des directs, quand celui-ci n’était pas très bon, qu’il y avait besoin de faire des retake ou par exemple que la scène du film est dans  un vaisseau et que le réalisateur voudrait des pas métalliques… Ça leur fait aussi gagner du temps sur la fabrication de la bande son.

Pour le rendu, les étudiants repartent directement avec la session Pro Tools des bruitages.”

Avez-vous rencontré des difficultés lors de ce cours ? 

Jean-Baptiste : “Je dirai le manque de temps pour pouvoir en faire plus. En général, en fiction je bruite 13 à 20 minutes de film dans 1 journée. En animation, entre 6 et 12 minutes.

Là, j’ai eu 40 minutes de film à bruiter dans la journée. Je suis venu compléter ce qui manquait, en essayant de les aider un maximum. 

La quantité de bruitage enregistrée varie aussi en fonction de l’étudiant qui enregistre, des perturbations de bruits dans le couloir à côté.”

Merci beaucoup d’avoir bien voulu répondre à nos questions sur le bruitage et ses différents aspects. Merci également d’être venu à Factory.

À bientôt Jean-Baptiste !